The Great American Horse Race 1976


The Great American Horse Race était la plus grande course d'endurance du monde. Elle commencait à Frankfort, New York et se terminerait 5000km et 100 jours plus tard à Sacramento, Californie.

Ce sous-page traite de l'aventure de Francis, qui a participé à la course et l'a également terminée. Malheureusement, Francis est décédé en 2010. Mais il a laissé derrière lui un journal et quelques manuscrits de présentation qu'il avait menés avec d'autres participants.

 

Au sécond-plan vous voyez Juel Ashley, qui a terminé la course en 2° position avec ses deux chevaux pur sang arabes. La Photo est faite par Francis.

Présentation des principaux concurents

La liste des principaux concurrents qui ont participés à cette course et en ont fait la réussite peut paraître longue au lecteur novice. Pour le cavalier, et pour celui qui s’intéresse au cours d’endurance cette liste descriptive peut être une source d’information très précieuse. Pour tous, la présentation de ces hommes et femmes apportera une admiration certaine.

Mac C. Abercrombie Jr.

Mac a derrière lui 35 ans de compétition d’endurance. Il a aussi quelques connaissances en Maréchalerie. Il a beaucoup de connaissance vétérinaire. Cette course lui a permis de tester divers produits et d’utiliser une selle nouvelle de sa conception. Il vient de Douglasville en Georgia ou il élève des chevaux arabes. C’est lui qui me confiera Wassana et qui m‘aidera beaucoup pendant toute la course. Vous le retrouver y tout au long de mon histoire. Il financera en partie l’organisation et nous permettra d’arriver en Californie. Le foin où il a repris l’organisation et le financement il se retirera de la compétition alors qu’il était 3° au classement général. Il continuera à couvrir, pour seul temps avec sa jument et son étalon arabe, mais se retirera du classement. Je lui dois beaucoup.

Juel Ashley

Il est vétérinaire de course d’endurance. Agé de 43 ans il vient de l’Oklahoma. Il a gagné avec son cheval arabe engagé dans la GAHR la course de SASAKWA et a été champion de l’Oklahoma de Cutting pendant les six dernières années. Juel est aussi Maréchal ferrant, entraîneur concurrent de Barrel Racing et de diverses disciplines du lasso. Il est marié depuis 25 ans, a cinq enfants qui montent tous en Horse Show. C’est un grand personnage de ce récit. Il arrivera second au classement général en Californie sans pouvoir franchir la ligne d’arrivée…

Richard Bingham

Rick a 43 ans. Né à New York marin dans la US Navy il émigre en Californie en 1961. Il élève des Pur Sangs arabes pour son hobbie. Il est employé dans une société industrielle. Il a une grosse expérience des Show, du ‘Poney express’ et des compétitions d’entrainement de course d’endurance. Il sera le président du comité des cavaliers qui reprendra entièrement l’organisation défaillante de la GAHR. Il animera avec succès tous les meetings et aura la confiance de tous. Il arrivera 20° au classement général avec un de ses deux étalons arabes.

Virl Norton

Virl a 59 ans, il a toujours vécu autour des chevaux, il vient de Saint José en Californie et a passé 50 ans de sa vie à débourrer et à participer à des compétitions de jumping, de show et de course d’endurance. Il a participé avec succès deux fois à la Tevis Cup (100 Miles), deux fois à la Castle Rocks (50 miles), deux fois à la Riviera American (50 miles). Il a aussi gagné plus de 50 ‘rubans bleu’ en Gymkhana et a remporté plus de 20 premières places en saut d’obstacle. Eleveur et amateur de chevaux arabes, Virl misa sur les mules pour gagner la GAHR. Il sera le vainqueur de cette rude épreuve. C’est un des personnages principaux de cette historie et il m’aida beaucoup. Son surnom sera le ‘Mulman’.

Eva A. Taylor

Elle a 55 ans. Elle aime à être comme ‘la cavalière des Mules’. Elle vient de consacrer ses sept dernières années à apprendre avec sa mule HUGO ce sport qu’est la course d’endurance. Elle remportera la Tevis Cup en 1974. Elle est écrivain, journaliste et photographe, elle allié le plaisir et le travail. Elle montera deux mules dans la GAHR et terminera 10° aux classement général. 

Sam Garner

Sam a 47 ans. Il vient de l’Alabama. Il est toujours monté à cheval. Avec son cheval engagé, il à gagné une course de 50 miles. Il emmène toujours sa famille comme coéquipiers. Son rêve de toujours était de traverser les USA. Cette chose est faite. Il arrivera huitième au classement général avec son unique cheval et sera premier loin devant moi dans la ‘catégorie un cheval’. Un grand technicien, ? et généreux. 

Rhonda Utt

Elle vient de Californie et a 18 ans. Elle a obtenu de nombreux succès en course d’endurance. Elle montera deux chevaux arabes et terminera 3ième au classement général. Elle fera partie des rares cavalières qui termineraient l’épreuve avec les deux chevaux. Discrète, sans bruit elle mènera sa course de main de maître. Très régulièrement et sera pour moi très serviable.

Irène Burd

Elle a 36 ans et vient du New Jersey. Elle montera deux demi-sang arabes très entrainés, qu’elle a fait naître elle-même. Elle participe à la majorité des raids de l’Ouest bout au long de cette course, elle fera preuve d’une régularité, et d’une technique parfaite.  Elle sera une des rares cavalières à finir avec ses deux chevaux. 

Roger Justice

Il a 33 ans et vient de Floride où il est plâtrier. Il a 22 ans d’expérience de monte western. Il n’avait jamais participé à aucune course d’endurance. Il finira très brillamment cette course avec un seul de ses deux appalouse. Roger est le seul cavalier de la course qui a presque tout parcourir au petit galop ! Ce cavalier fait preuve tout au long de cette course de grandes connaissances du cheval. D’un caractère doux, il était aimé de tous et rendu toujours service.

Norm Monarch

Il a 37 ans, il conduit le train ‘Southern Pacific’. Il vient de Californie et a un amour effréné pour les chevaux rapides. Il travaille avec les chevaux depuis plus de 20 ans au ranch et manie le lasso. Il fera partie du comité des cavaliers et aidera beaucoup à la réalisation de la course. Il montera deux chevaux arabes mais ne terminera la course qu’avec un seul. Après quelques ennuis : Un grand gaillard très sympathique qui m’aidera tout au long du trajet. 

Darrel Nielson

Il a 28 ans, né dans les plaines du Sud Dakota. Il monte à cheval dès l’âge de 3 ans à 14 ans. Il était jockey dans les courses aux USA et au Canada. En 1974 il a participé avec sa ? à des courses cyclistes de Floride jusqu’en Californie ! En 1975 sur 6 courses d’endurances de 50 miles auxquelles il a participé il a terminé 5 fois dans les 10 premiers. Sa femme et son fils de 8 mois l’ont accompagné tout au long du trajet. Farfelu au possible il arrivera fort bien classé avec un seul de ses deux chevaux arabes. 

Marlane "Wiggy" Wisdon

Elle a 25 ans. Wiggy a été très jeune initié aux courses d’endurances par son père qui était maréchal ferrant. Elle a maintenant participé 6 fois à la course de Virginia City (100 miles), 5 fois à la Tevis Cup (100 miles) où elle a fini en 1975 première et son cheval a reçu la distinction du cheval en meilleure forme. Elle exploite avec son mari un petit ranch en Californie où ils font naître des chevaux arabes, achètent, entrainent et vendent des chevaux d’endurance. Wiggy ayant abandonné l’un de ses deux chevaux pendant le trajet. C’est elle qui transportera ma jument très souvent dans son trayler. Son seul défaut est son faible pour les ‘ice cream’. Elle m’aida beaucoup. 

Lloyd F. Leslie

Il a 59 ans, vient de Californie et a 50 ans d’expérience de monte, d’entrainement et de course. Il a une licence de jockey et d’entraineur. Il est maréchal ferrant professionnel. Plusieurs fois vainqueurs de différentes épreuves d’endurances. C’était un grand favori au départ, la malchance l’a contraint d’abandonner. C’est un personnage important de mon histoire. Il montait un cheval et une mule mais ne peut hélas finir. Il m’apprit beaucoup de choses. Cette course aura été pour lui une grande leçon.

Walter Leroy Goodwater "Spook"

Il a 19 ans et vient de Texas. C’est un des plus jeunes concurrents de la course. Il a une grande expérience des chevaux du bétail de la vie du ranch. Il a pratiqué avec succès le Barrel Racing, la monte western, le Cutting et le rassemblement des troupeaux. L’aventure arrivée à Spook raconté dans mon histoire vous présentera mieux ce Texan ?. Il finira la course avec un seul cheval.

Mark White

Mark et un étudiant de 23 ans. Il vient du Massachussetts, il monte à cheval depuis l’âge de huit ans. Il prendra le départ de la course avec un seul cheval mais sera obligé d’abandonner définitivement à peine trois jours après le départ. Il a vécu deux ans à Paris et parle couramment le Français. Aussi il me rendra beaucoup de services et restera en accompagnateur et spectateur de la course. C’est lui qui m’aidera à acheter ma voiture et conduira souvent.

Marian Moltan

Marian a 47 ans et ne pèse pas 50 kg. Elle est cardiologue pédiatre ! Très ‘pète-sec’, elle fera partie du comité des cavaliers. Elle élève des poneys Connemara d’origine Irlandaise et montera deux juments connemara. Elle finira 9ième au classement général avec une seule de ces deux juments. Elle aidera beaucoup la course par sa sagesse et son honnêteté. Elle parle quelques mots de Français !  

Sylvia Zentner

Elle a 32 ans et vient de Colombie Britannique (Canada). Elle monte à cheval depuis l’âge de 4 ans. Elle avait engagé dans la course deux superbes appalousa. Elle sera bien classée pendant plusieurs jours. Sera contraint d’abandonner un, puis deux chevaux et se retirera définitivement avant Cheyenne (25.Juillet). Sylvia me confiera son campeur à ? afin d’éviter la tornade.  

Billie Reese

Elle vient d’Arizona, elle a 44 ans et pèse plus de 80kg ! Elle a participé à plusieurs courses d’endurance de 50 miles, participé avec succès à beaucoup de Shows. Elle pratique la randonnée en montagne depuis 12 ans. Elle monte un magnifique Paso Fino nommé Rojoc. Elle ne finira pas la course, son cheval atteint de boiterie après 35 jours de compétition.

Bill Council

Il a 49 ans et vient du Kansas. Il est actuellement officier de Police et a été longtemps commandant de la police montée. Il a 40 ans d’expérience de ranch, rodéo et des sports équestres des équipes de cavalerie militaire. Ce sera le sage de la course. C’est lui qui négociera souvent nos petites histoires avec les autorités des polices locales. Il disposait d’un très beau matériel étant accompagné par sa femme et de ses enfants. Il arrivera 22° au classement général.

Helen Hendrickson

Helen a 31 ans et viens de Sydney (Australie). Elle monte à cheval depuis 25 ans. Elle a fini première dans plusieurs courses d’endurance. Elle montait deux juments pur sangs arabes de 7 et 8 ans. Ses chevaux viennent d’un des plus grands élevages des USA et ont été plusieurs fois gagnants en courses d’endurance et en show. Elle aura beaucoup de déboire et finira la course en 43° position. 

Sarah Howell

Elle a 24 ans et vient de l’état de New York. Elle est palefrenière dans une écuries de course ‘standardbreds’. Elle prépare un diplôme d’entraineur. Elle finira la course avec un seul de ses deux chevaux, un pinto de 12 ans et arrivera en 16° position au classement général : Une fille très volontaire et courageuse à qui rien ne fait peur. 

Mary Lou Briggs

Mary Lou, 38 ans, a été entrainée dans la course par sa fille Valerie. Mary Lou possède et monte des chevaux dans son ranch depuis 25 ans. Elle dit être monté à cheval simplement pour s’amuser jusqu’à cette course. Elle ne finera pas. 

Valerie Briggs

Valerie, 18 ans, fille de Mary Lou. Elle a malgré son âge un passif remarquable dans les Shows et dans les courses d’endurances. Elle est originaire de l’Orégon où elle ? dans une groupe Western. Elle prendra le départ avec deux chevaux et abandonnera un au milieu de la course et ? dans les cinq premiers jusqu’à dix jours de la fin : Très bien assistée par son mari, son père, sa sœur. Son cheval Tiki, un poney arabe donnant des règnes de fatigue, elle finira 14° au classement général.

Philip H. Dietrich

Il a 32 ans, vient de Ohio où il est restaurateur. Il possède deux magnifiques pur- sangs arabes de prix pour faire cette course. Ces chevaux ont été plusieurs fois champion dans différentes disciplines. Phillip était accompagné de sa femme et de ses enfants tout au long du voyage. Il abandonnera un cheval et finira en 17° position. 

Équipe des poneys islandais

Une douzaine de poneys Islandais venus spécialement aux USA pour démontrer leur qualité d’endurance réunissait toute une équipe de cavaliers des pays de l’est.

Walter Feldmann

Cavalier renommé de poney islandais. Il terminera la course en 21° position.

Johannas Hoyos

Grand naisseur autrichien. Cavalier bien ?. Il terminera 13°.

Rothar Weiland

Cavalier allemand, ami de Beckers.

Max Indermaur

Cavalier Suisse, parle très bien le Français.

Claus et Ursula Becker

D’Allemagne, sont considérés comme les plus épands naisseur d’Europe des poneys islandais. 

Miss Linda Tellington-Jones

Elle s’est occupée et a coordonné l’entrée de l’équipe dans la course.


Ils se sont réunis en Allemagne pour partir ensemble aux USA. Ils disposaient du gros moyen.

Les poneys sont arrivés 6 moins avant la course afin de s’acclimater et de s’entrainer dans différents terrains.

 

Cette équipe s’est dissocié lors des difficultés d’organisations de la GAHR, deux seuls cavaliers ont continués et se sont très bien classés : Johannas Hoyos et Walter Feldmann. Les autres ont rejoint la course du Dr Nicholson qui partait de St. Joseph.

Therèse Muller, FRANCE

Elle a 46 ans et mère de famille nombreuse, elle vient de Doubs. Elle montait Sandy, une jument palomino de 9 ans que l’organisation du ‘Team Lafayette’ lui avait trouvé. Therèse a beaucoup de volanté et de persévérance. Elle a déjà parcours 1000km à pied pour aller à Lourdes ! Pendant la course elle s’est fracturée une clavicule à la suite d’une mauvaise chute, néanmoins elle continuerait à monter avec un bandage. Ne parlant pas d’anglais, Therèse à connue les mêmes difficultés que moi tout au long du parcours. Avec beaucoup de mérite Therèse arrivera en 40° position après beaucoup de déboires.

 

Therèse a quarante-six ans et mère de quatre enfants. Lorsqu’elle interdit parler de traverser les USA à cheval, elle aussi, décida de tout laisser. Elle fit confiance à l’organisation du Team Lafayette et lui versa petit à petit les trois millions d’ancien francs qui ne suffisent pas à payer tous ses frais. Therèse était cavalière comme beaucoup de Français, montant à cheval le samedi et le dimanche, elle pratiquait surtout l’équitation classique de manège. Elle n’avait jamais fait de randonnée. Elle s’entraina intensivement pendant les trois mois qui précédant ce qui allait être pour elle une aventure plus que cocasse. D’un tempérament vif, parfois agressif, elle n’accepta tout au long du parcours très peu de conseils. Elle montant une jument, SANDY, palomino quater horse de très bonne qualité qui a toujours fait preuve de volonté d’endurance et de rusticité. Le but de Therèse n’était pas de rivaliser, ou de concourir, mais plutôt de traverser les USA à cheval et en Touriste. Elle ne parlait pas anglais et l’aussi à la lui posait quelques problèmes pour se faire comprendre. Elle a toujours fait preuve de ténacité et de courage. La compétition ne l’intéressait nullement, elle prenait le départ quand bon lui semblait. Quand elle jugeait que sa jument n’était pas en forme, ou un peu fatiguée, elle seule prenait la décision de ne pas partir sans en refuser aux vétérinaires. Bien sur elle comme beaucoup de foies et beaucoup de peines. Certaines journées plus qu’éprouvâtes lui manquèrent les traits de son visage et la rendait inabordable. Son bon cœur, sa générosité était sans limite et plusieurs fois elle dépanna financièrement qui voulait l’approcher. Pour elle ce voyage était une fuite de sa vie quotidienne et de sa condition de mère de famille. Elle voulait se prouver à elle-même, montrer qu’elle était capable de quelque chose. Un jour alors que les rares touristes du Team Lafayette venaient de recevoir un camion de chevaux afin de suivre la trace de la course, Therèse s’enquit de les essayer et de les tester. Sous les yeux ébahis, elle fit une truste démonstration qui se solda par une chute. Se relevant sans perdre la face, elle en la désagréable surprise de ne plus pouvoir bouger le bras droit. Aussitôt transportée à l’hôpital, une fracture de la clavicule fut rapidement décélérée. Un bandage sevré et trois jours de repos lui suffire ? remédie. Therèse intrépide voulait remonter à tout prix, à qu’elle fit malgré les protestations de son entourage. Elle ne supportait pas d’être oisive et ses trois jours d’immobilités lui pesait énormément. Maintes fois elle nous raconta son voyage à pied jusqu’à Lourdes. Plus de mille kilomètres de marche en 1 mois ! Elle gardera un bandage ainsi plus de trois semaines et continuera de monter à cheval malgré certaines douleurs. Souvent elle amusera tout le camp par son attitude, ses gestes. Elle n’hésitera pas à coucher dehors, marcher à pied, se passer de manger pour arriver au but. Ne disposant d’une assistance technique très limité elle aura beaucoup de ? tout au long du voyage et arrivera au but en quarantième position. 

Catherine Vallet, FRANCE

Catherine, 26 ans, vient de Royan où elle s’occupait de chevaux en promenade et randonnées. Elle parlait bien d’anglais. Elle trouva un trotteur Orlow de très bonne qualité appartenait à un Canadien Farfelu. Après 3 semaines de course elle était quatrième au classement général lorsque le propriétaire décida de le rentrer au Canada. Catherine acheta un autre cheval pour continuer le parcours hors classement. À deux jours de la fin, après avoir fait une chute, son cheval disparu. Elle devait le retrouver 8 jours après ! Seduite par les USA et les américains Catherine décida de rester là-bas.  Elle vit actuellement en _______ où elle s’est mariée.

 

Catherine à la trentaine, blonde au chevaux longs, elle fait partie de ces filles ‘garçon manque’ à qui ne rien fait peur, et qui ne recule devant rien. Elle vit à Royan, où elle s’occupe de chevaux qu’elle fait monter par des cavaliers de randonné. Elle élève aussi quelques poulains en extérieurs. Elle rêve des états ? depuis sa plus tendre enfance. Elle a vendu quelques chevaux pour pouvoir faire ce voyage en espérant comme moi apprendre beaucoup. Catherine a fait confiance à l’organisation du team Lafayette, elle a payé plus de trente-cinq mille francs avant, même son départ. Lorsque je la rencontrerai pour la première fois à Syracuse, le lendemain de mon arrivée, elle me témoignera son ?. D’après ces engagements, elle devait disposer de deux chevaux spécialement entrainés pour cette course, dès son arrivée au USA. À sa grande stupéfaction aucun cheval était retenu, aussi bien pour elle, pour Therèse Muller et pour moi-même. Parlant un peu l’anglas, elle fit la connaissance de Sony, un Canadien qui avait engagé un merveilleux cheval dans la course et qui cherchait un cavalier. Catherine trouva un arrangement et décida de prendre le départ avec cet animal splendide. Sony, la quarantaine, distingué des allures de play boy devait lui servir d’assistance technique. Au dire du Canadien, ce cheval était le seul étalon arabe importé de Russie et vivant sur le continent américain. Une importante somme d’argent lui avait été offert pour qu’il participe à cette course. - De toute manière ce cheval est le meilleur. C’est lui qui va gagner. Il n’y en a pas un plus solide et plus rapide que lui -. Dès les premiers jours, en effet Catherine se classa dans les dix premiers. Sony, son magnifique traileur tractée par une énorme Pontac bleue était présente, à chaque Vet Check. 

Les vétérinaires

Bruce L Branscomb     DUM 2

Il a 46 ans, vient d’Elko dans le Nevada. Il est diplômé en 1963 de l’université de l’état de Washington, il se spécialisé dans la médicine équine. 

- Membre du bureau de la conférence des directeurs de course d’endurance Américaine

- Membre du comité de l’association Américaine des praticiens equines

- Il est aussi au bureau de la course d’endurance du Bonanza ox Traic (102 miles)

Il travaille dans plus de 40 courses de 50 à 100 miles (dont le Tevis Cup). Il travaille beaucoup avec le Dr Cook dans beaucoup de courses. Il sera membre intégral de l’équipe vétérinaires. 

 

Homer B. Webb     DUM 1

Il a 59 ans et vient de Modesto en Californie. Il est diplômé en 1950 de l’université de l’état de Washington. Il a été pendant 11 ans chef vétérinaire du ‘Chief Joseph National Appalousa Trail Ride’ et pendant 5 ans directeur des Rodeos ‘Fort Dallas Day’. Il a lui-même participé à beaucoup d’activité équestre (Show, débourrage et entraînement de chevaux). Il a également beaucoup travaillé avec le Dr Cook. C’est le seul vétérinaire qui ne se découragera pas lors des difficultés financières de la 1° organisation. Il acceptera d’être moins payé. Les compétences, et impartialités ont toujours été parfaites. Il a été un des principaux animateurs de cette course, toujours fidèle aux règlements. Les qualités humaines ont toujours été fort apprécié de tous. Il avait l’énorme responsabilité de prendre une décision rapide pour disqualifier ou non un cheval. 

Dr. Henry Cook     DUM 3

Le docteur Cook devait être le chef vétérinaire du comité des Vetos de la GAHR. Son rôle était de coordonner le travail de tous les vétérinaires qui au long de la course contrôlaient l’état de santé des chevaux. Le docteur Cook est un membre hauteur et respecté de sa profession. Il a une expérience intensive des courses d’endurances. Il a grandi dans un Ranch de Riverton dans le Wyoming. Il est diplômé en agriculture. C’est le ‘patron’ du comité Vétérinaire des plus grandes courses des USA. C’est le plus connu et le plus compétent en matière de course d’endurance des USA. Pour les raisons financières, il ne fera qu’une infime partie de la course et sera remplacé par Homer.  

 

 

 

Cette liste est très limitative, pour des questions de place. Il y avait cent cinq concurrents au départ ! À tous ceux qui ne sont pas présent sur la liste, je les demande excuser. Surtout qu’il ne se sente pas laissé ou délaissé car leur présence sera éternelle pour moi, autant dans mon esprit que dans mon cœur. Pour beaucoup comme pour moi-même, cette épreuve aura été une révélation de la vie, aura apporté beaucoup sur tous les plans. Le souhait que nous pouvons tous formuler, est de se retrouver, ensemble, ou séparèrent afin de se rappeler ‘nos souvenirs’ luttes, et joies, souffrance et sentiments. En écrivant des lignes, une pensée profonde pour vos chevaux me vient à l’esprit, j’aimerai les caresses leur parler. Je suis certain que vous ne manquerez pas de ce faire pour moi. Le globe était relativement petit, j’espère un jour pouvoir en faire le tour afin de vous retrouver quelques instants ! À nous tous cette expérience a ouvert les yeux, nous avons appris à comprendre, à nous comprendre et à nous aimer. Une dernière fois merci à tous. 

 

Virl Norton avec ses mules..



Le Journal de course

Je n’ai été jamais un passionné de Western, je ne monte pas en selle américaine, je n’ai jamais mis de chapeau, mais lorsque j’ai entendu parler de la Traversée des USA à cheval, j’ai tout de suite été intéressé. Pour moi, ce devait être une révélation, une expérience.

Bien sûr, beaucoup de barrières et de problèmes s’opposaient à mon départ. J’avais édité un programme de randonnées en France, beaucoup de cavaliers étaient déjà inscrit en mai et ce fut pour un cas de conscience. Abandonner chevaux, famille, amis pendant quatre mois pour tester une chose difficile où je n’étais pas sûr de réussi, j’hésitais.

Quelques amis m’encouragèrent, et, lorsque je décidais de partir il me fallait réunir une somme d’argent importante, que je n’avais pas, et cela à huit jours avant la course ! Je frappais à beaucoup de portes, tirais beaucoup de sonnettes, passaient des heures entières dans une cabine publique de téléphone. J’avais décidé de partir, je ne reculerai pas ! Bien sûr, là où j’avais mis mes espoirs, je n’eu que des déceptions. En revanche des gens merveilleux, modestes me permirent ce voyage. Les administrations, Haras, ANTE m’encouragèrent en regrettant de ne pouvoir m’aider, les pauvres ! Pas de budget pour une initiative privée ? répondit ? BLANC, Le PMU a réduit son chiffre ! Faites un dossier que l’on puisse étudier me dit ou ailleurs !...

Au dernier moment, et en catastrophe, je vendis ma merveilleuse jument SNOBBI pour réunir l’argent qui me manquait.

 

Jour 1

Mon billet d’avion en poche, le vol était prévu de Bruxelles, mais c’est d’Orly que je décollais pour NEW YORK, ?, énervé, angoissé par la Tourmente des ces dernières heures et les jours qui m’attendaient de l’autre coté de l’Atlantique. Dans le même avion que moi se trouvait le colonel CABARET et Mme ainsi qu’un journaliste de RTL.

Le Colonel étant le représentant officiel de la France au départ de la course.

Avec le décollage horaire, il n’y en pas de nuit. Arrivés à New York, il nous fallait changer d’avion et prendre une ligne intérieure, encore une heure de vol et nous voilà à Syracuse. Là à l’aéroport, l’organisateur de Tourisme surpris de me voir m’annonça d’emblée qu’il n’y avait pas de chevaux pour moi. Alors que 48 heures plus tôt il fallait que je lui fasse parvenir une somme en Express pour payer les deux chevaux !

« Les américains n’attendent pas » me disait-il. Epuisé, fatigué par le voyage et le décalage horaire, je n’eu pas de réaction vive ! Nous voici entassé dans une grosse voiture qui devait nous conduire à l’hôtel où je roupillais comme une souche.

Le lendemain 30 mai, veille du départ, je me retrouvai sur le camp où je fus ébloui par tout ce que je pouvais voir. Chevaux, matériel, Hommes et langue. Oui, j’ai oublié de vous dire que je ne parle pas un mot d’Anglais, ce que vous allez voire a mis beaucoup de piquant à cette « aventure ». En nous formeront à travers le camp à la recherche d’une éventuelle monture, j’étais émerveillé par le nombre et la qualité de chevaux arabes. Je n’en avais jamais autant vu à la fois. Même à Pompadour où j’étais présent la journée internationale de l’arabe au mois d’octobre.

On m’avait présenté aux organisateurs de la course, et exposé mon problème. L’accueil et la chaleur humaine de Américains à mon égard, me mettait en confiance et je pu chercher un cheval avec calme. Plusieurs chevaux me furent présentés, on me proposa même un mûle que je regardai avec beaucoup d’humour… C’était trop cher ou ça ne me plaisait pas. Tout en nous promenant je remarquai sous une couverture orange un magnifique cheval arabe, c’était une jument sa taille, ses muscles et son œil me subjuguèrent. Elle était à vendre, sa cavalière venait d’avoir un empêchement et ne pouvait pas participer à la course. Le propriétaire, un grand type très froid au 1° abord nous la présenta, la fit trotter, l’en fourcha à crue pour nous montrer ses allures, tout en » baragouinant ». Je ne comprenais rien, mais le cheval m’attirait au bout d’un moment, j’appris qu’elle avait été entrainée depuis 18 mois pour faire la course, qu’elle avait de très bonnes origines Polonaises et le type lui donnait beaucoup de chances d’être à l’arrivée. Son prix ? 35000$, 17 millions AF. Inutile de vous dire que je fis demi-tour la mort dans l’âme et sans regarder derrière moi….

Je fis connaissance de Thérèse Muller et de Catherine Vallet, les deux Françaises qui était là depuis 4 jours. Elles avaient chacune leur cheval et paraissaient en être satisfaites. On me proposa une jument sur laquelle, je ? mon dévolu en désespoir de cause. Si je ne trouve rien de mieux, je pars avec celle-là ! L’après-midi se passe et vers 17h un grand type s’approche de nous en parlant à mes guides et tout en me regardant. Lui le coup, je ne le reconnu pas. Je compris quelques mots « horse arabian » il se retourna en montrant du doigt la jument à la couverture orange qui se tenait à une cinquantaine de mètres de là. Je compris. Il n’avait pas trouvé d’acquéreur et acceptai de sa jument pour une somme qui était à ma portée. Il tenait absolument qu’elle participe à cette course. Mon cœur battait fort, j’essaya le cheval, elle était vraiment comme je l’espérai. Nous allons passer trois mois ensemble pour le meilleur et le pire.

J’alla payer les 500$ d’inscription, on me réunit un tas de papiers que je ne savais pas lire et mon dossard N°82 EIGHTYTWO.

 

31 mai, départ de la course

Le matin à 5h, le jour se lève à pleine, le camp est en ?. Les gens sont habillés de toute les façons, beaucoup de couleurs ! Un homme, âgé style COWBOY, la soixantaine monte un couple de mules immenses, au poil luisant. Je le regarde en pensant qu’il a du mérite d’aimer le folklore. Les chevaux sont aussi disparates que les cavaliers il y en a de toutes tailles et de toutes couleurs, tous en parfaite santé. Les arabes purs sont en majorité. La seule homogénéité de l’équipe est le dossant bleu avec chiffre blanc qui comporte une poche plastique étanche pour mettre le « vet cheq carte ». Beaucoup de monde, le départ est prévu pour 10h.

105 cavaliers au départ, une trentaine seulement n’ont qu’un seul cheval. Le départ est donné individuellement après le contrôle vétérinaire, les participants sont appelés un à un dans une grande carrière où, tout autour se masse une foule nombreuse. Ce n’est pas le trac que je ressens, ca y ressemble, non c’est plutôt de la timidité où un manque de secrété enfin le numéro 81 est appelé et c’est mon tour. Les hauts parleurs baragouinent et la foule m’applaudie ! Je n’arrive pas trop à genre de manifestation, mais je suis bien obligé d’en passer par là. A l’autre bout de la carrière, la ? de départ est tracée a même le sol, je la franchis après avoir fait ? ma carte par le « TIMER » et c’est parti pour 5000km !

Une haie de gens borde la route, on ne risque pas de se perdre et cela pendant presque toute la journée de 40 miles (64km). Je suis bêtement le cavalier de devant, qui mène une bonne allure, certains me dépassent, j’en dépasse parfois. Ma jument est en pleine forme, elle seule compte pour moi. Je ralenti, marche dans les montées parfois descente de selle. Les gens applaudissent sur nos passages, c’est déjà la gloire, certains me posent des questions, que je ne comprends pas. Je ne sais dire que FRENCH ! Rien que mon accent leur suffit ! Au but de deux heures tous les cavaliers de devant sont arrêtés dans un champ et là, j’assiste à mon 1° VetCheq j’en passerai 400 environ en 100 jours ! Prise de tension, rythme respiratoire, état des membres, tout est noté sur la carte. Une heure d’arrêt obligatoire et départ de nouveau individuellement. Le paysage est vallonné verdoyant, sans grand intérêt, nous sommes dans l’état de New York. Je suis un peu fatigué, sans plus, il y a 48h j’étais encore à Paris ! Le soir, la route se termine dans un « FAIRground » où tout les campeurs trailers, trucs, Mobiles homes sont massés, chaque cavalier a une équipe mécanisée qui le suit, l’ambiance y est très bonne, les gens dévouent, humains. Les jours suivant, firent la mise en route, le terrain était plat nous longeons des routes goudronnées. Les bas cotes sont très larges, encombres de boites, d’accessoire de ventures et de toutes sorte d’objet hétéroclites. Tout le long de ce trajet de premiers jours, le parcourt est inintéressant. Je regrette les paysages de ma ? adoptive. Je suis là pour apprendre, pour faire cette course et je m’applique de mon mieux, ma jument m’aide beaucoup. Mac a décidé de marcher avec moi aujourd’hui. Depuis le départ il était toujours dans le peloton de tête. Mac est le modèle type de l’acteur du cinéma américain. Grand, une silhouette d’athlète les chevaux grisonnant courts, un regard franc. Il possède un calme est un sang froid qui fait mon admiration. Mac jouera un grand rôle dans la course. Sans lui elle n’aura pu aboutir…

Je le suis, il me parle, mais je ne le comprends pas. Il monte son merveilleux étalon arabe d’origine anglaise et tiens au bout d’une courte longe sa ne moins jolie jument. Se cheval est sellé, pas la jument, il a comme ? d’utilisation, de changer de monture, toutes les trente minutes. Il faut voir un grand gaillard sauter d’un cheval à l’autre avec souplesse, sans s’alentir leur allure.  Les chevaux le vivent et il vit par ses chevaux. Il me fait des signes pour m’expliquer de ralentir ou d’accélérer suivant la perte ou l’état du terrain. Son regard est vif, expressif, il m’impressionnera du 1° jusqu’au dernier jour. Sa technique est vraiment parfaite. Aujourd’hui il fait très chaud, il s’arrêtera fréquemment pour abreuva ses chevaux et à l’aide de l’échange fixée à sa selle, les rafraichira eu leur moullant de dos, le dessous de la selle et la nuque. Nous avons déjà fait huit jours de course, il en reste 90 !... Comme il m’a fait l’amitié de rester avec moi, je fais les mêmes gestes qu’en m’appliquant, façon de le remercier et d’apprendre. Ce que me fait le plus mal c’est de ne pouvoir le comprendre, il a tout de chose à apprendre. Aujourd’hui, il évite de parler car lui aussi est malheureux de ne pouvoir pas communiquer avec moi. Il surveille ma jument comme un père les premiers pas de son fils. Elle est le trait d’union entre lui et moi. Aux signes de son visage je sais si je fais bien ou mal, je rectifie ma position, allonge du ? l’allure, son visage expressif s’éclaire, je sais que j’ai bien fait. Il m’a accordé cette journée, je comprends maintenant pourquoi. Ce soir Charlie nous le confirmera. Charlie, la soixante passée est l’homme de confiance de MAC. C’est lui qui conduit le « PIK UP » qui tracte le « traileur ». C’est lui le premier levé pour nourrir nos trois chevaux et le dernier couché pour surveiller leur état. Sa bouille est rassurante, il exprime la bonté, sa barbe blanche lui donne un air de « Vieux sage ». Il a vis-à-vis de moi beaucoup de respect, d’amitié, de clairvoyance. D’ailleurs, par la suite il ? tous les gens du camp, il ? tout le monde, aura toujours un mot agréable pour tous et un sourire d’ange. Lorsque je veux savoir quelque chose, lorsque je veux demander quelque chose à Mac, c’est à Charlie que je m’adresse, et, bien que ne parlant pas le Français, il sait très vite me faire comprendre. Il est toujours disponible présent. Il parle doucement aux chevaux avec des sonorité dans la voix qu’eux seuls peuvent comprendre, leurs oreilles et leur regard en témoignent. En sa compagnie je me sens bien, calme, heureux j’oublie fatigue, douleurs et problèmes, c’est mon soigneur. (Amioh)

Nous traversons la Pennsylvanie, l’Ohio, les champs de maïs à perte de vue des pistes en terre droite, et jusqu’à l’horizon nous resterons plus de 10 jours dans le Maïs ! Paysage plus que monotone et pourtant au combien rassurant. Cette technique agricole sécurise et prouve que les hommes d’ici savent ce qu’ils font. Ces pistes de terres rectilignes dégagent une poussière brouillardeuse lorsqu’une voiture nous croise, de plus le nuage est visible de très loin. Je prends très vite l’habitude de fermer la bouche et de préserver mon nez afin d’éviter d’en bouffer ! Il fait très chaud, transpiration et poussière nous donne un teint ? qui nous amuse assez lorsque l’on se retrouve au « Vet Cheq ». Wassana est rutilante, on se connait maintenant. Je suis 12° au classement général et chaque jour je grignote quelques minutes à celui qui est devant. Je me suis laissé prendre au jeu de la compétition. Le matin je pars dans les 20 premiers, et je double quelques concurrents avec au fond de moi une satisfaction douce, tout en m’excusant hypocritement suivant le cas. Par contre lorsque quelqu’un de moins bien classé que moi, je réagi, n’apprécie pas et souvent même lui donne la classe. Jeu, très dangereux que je veux éviter à tout prix. C’est l’ ? qui me commande et j’ai des difficultés à me raisonner à me dominer. Je n’avais auparavant jamais fait de compétitions et n’avait jamais ressenti cela. J’avais été toujours contre les compétitions à cheval, car l’homme orgueilleux agressif engage l’animal dans son irresponsabilité. Dans une compétition, il faut être meilleurs que les autres s’imposer. Est-ce qu’on le droit de faire subir cela à un animal innocent ? Oui, sinon il n’aurait pas de raison d’être me répondraient les cavaliers de concours. Le problème est de mesurer ses possibilités, de les doser de garder son sang froid. Dans mon cas la course était tellement longue, que, souvent j’acceptais même, difficilement de ne pas regarder aux attaques. Très souvent et pendant de longs jours mon cheval resta en sous régime. J’arrivais le soir à l’étape avec la satisfaction de ne pas avoir fait un meilleur temp. Dès les premières semaines beaucoup de chevaux « cassèrent ». Cette course était la première au genre aux USA. Jamais compétition aussi longue n’avait organisée. ? la majorité des concurrents étaient des professionnels de la course d’endurance. Ils avaient leurs habitudes et une certaine notion du rythme à tenir. Certains se sont laisser prendre au jeu, tous ont eu de sérieuses ?! Aux USA la course de 500 miles (c. 800km) en 100 jours est une des plus grandes épreuves et les moyens attaquent 20km/h !         

Cinq jours de course sont alors possibles mais 99 sûrement pas ! Même avec des chevaux entrainés et mécanisés avec art.

Rick, un barbu à lunettes, qui devait l’animateur des meetings, un homme franc loyal et qui des les premiers contacts m’avait fait mauvaise impression vu son orgueil personnel en fit la démonstration, faisait équipe avec deux magnifiques chevaux arabes qu’il avait entrainé depuis plus d’un an. « Mes chevaux sont les meilleurs » dit-il dès les premiers jours et « personne ne pourra me suivre ! ». Ce fut vrai pendant une semaine et puis ? pour lui les ennuies et il terminera péniblement dans les derniers abandonnant un cheval. Pendant quelques jours, il prenait un plaisir malin à partir dans les derniers, et à remonter toute la colonne des concurrents dans de magnifiques allures de trot allongé où ses chevaux excellés par leur esthétique. Il était premier au classement général, mais ne le restera que pendant une courte durée. De cette course, il tirera une grande leçon de modestie. Beaucoup d’autres concurrents n’eurent pas la chance de pouvoir continuer, c’est tout au long de ces trois mois qu’un à un ils abandonnèrent pour différentes raisons, et l’équipe restante s’amenuisant au fil des semaine. Les raisons majeures d’abondant, était d’abord les chevaux, qui ne tenaient pas ou étaient arrêtés longtemps par les vétérinaires. Il y eu quelques incompalibités d’humeur et certains préférèrent quitter la course plutôt que d’attaquer une polémique. La résistance physique aussi joua un rôle dans le nombre d’abandons. Il y avait au départ beaucoup de femmes et de jeunes, qui à mon avis ont surestimés leurs possibilités ou n’imaginés pas l’épreuve aussi difficile.

Les organisateurs eux-mêmes s’étaient fait une de fausse idée de cette course. Ils l’ont vu dès le départ très différemment de ce qui s’est passé, même eux ont abandonnés ! … Il y avaient prévu au départ 250 concurrents, ils en eurent que 105. Les frais de logistiques (vétérinaires ?) sont les mêmes ou à peu prés. Les sponsors avaient été refusés, afin de d’éviter de donner un ? commercial et publicitaire à la caravane d’accompagnateurs. Un film était prévu et d’après certains devait rapporter beaucoup. Toujours est-il que trois jours après le départ de la course, il n’y avait plus d’argent et nous fussent arrêté 2 jours à Watkins Glen au bord du lac. Les cavaliers sollicités payaient 4 semaines d’avance de logistes prise et nous puissent repartir après beaucoup de discussions et sans la garantie de ne pas être arrêtés quelques jours plus tard. Les américains ont un caractère en or ! Ils sont calmes et naïfs. Pour rattraper ces deux jours d’arrêt nous dussent faire une partie de la route en Trayleur (Van).

La jument va très bien, je l’entoure de tous mes soins les plus attentifs, les plus précis, senti mentaux. Après avoir marché quatre à six heures ensemble dans la journée, nous aimons bien nous retrouver ensemble, et, ce sont des certaines d’heures que nous passons ensemble à quelques mètres l’un de l’autre, des fois sans un mot, souvent en se regardant ou en se caressant, Wassana adorait trotter sa tête contre mon épaule.

Je me souviens de ce matin du 2. jour où lorsque j’approche du boxe fabriqué avec des cordes mon étrille à la main, tout en regardant machinalement ses membres j’eus un mouvement de recul, mon cœur se mit à battre, Wassana avait l’antérieur droit terriblement engagé. Je la massais, la douchais, la chauffais au pas lentement, rien n’y fit, elle boîtera légèrement, elle sera refusée au « Vet Chek », aujourd’hui et pour la première fois je ne partirai pas. C’est dur à accepter, voir partir les autres concurrents, est rester là, planté, sans pouvoir rien faire, je crois que j’ai pleuré. Cette journée me coutera 30 heures de pénalité et 4 ou 5 places il me faudra des jours et des jours pour rattraper cela. C’est dur. Décourageant j’ai envie de tout laisser tomber. Ira telle mieux demain pourrais-je partir ? Autant de questions qui ? dans ma tête toute la journée. Charlie transporte mon cheval dans le trayleur jusqu’à l’étape suivante où nous retrouverons tous le monde le soir. Le voyage se passe sans un mot. Je suis très triste, il le sait, et me rassurera par un clin d’œil complice. La jument passera 4 heures dans l’eau glaciée d’un ruisseau qui se trouve dans le camp par douce. Le soir je la masserai plus d’une heure avec un produit spécial. La jambe est presque complètement désengorgée. Lorsque les concurrents commencent à arriver au camp mon moral remonte un peu, l’étape était difficile pour eux, une quinzaine environ ont été arrêtés au control vétérinaire du midi. J’en suis heureux. Je ne me connaissais pas jusqu’à aujourd’hui, ce fond de méchanaté qui est en moi. J’aurais presque souhaité qu’ils tombent tous ou presque !... Les jours précédents lorsque je voyais un cavalier stoppé à un « Vet Cheq » je le plaignais tout en pensant qu’il n’avait pas de chance, mais que moi cela ne m’arrivera pas. J’avais un bon cheval, et les accidents n’arrivent qu’aux autres !... Aujourd’hui je viens de comprendre, de sentir et d’apprendre beaucoup de choses. Le lendemain je me lèverai très tôt pour préparer ma jument je la chaufferai, la masserai, Mac me surveillant du coin de l’œil de son regard perçant. C’est avec trac, pour la première fois que je me présenterai devant les Vets. Tout va bien, ils se regardent et avec un sourire aimable me donne ma carte. Je vais partir en ayant un réel pincement de cœur pour deux des concurrents qui sont arrêtés à leur tour. Toute la journée, je marcherai doucement, laissant passer beaucoup de cavaliers. Je ne ferai pas de performances et arriverai dans les cinquante premiers à l’étape du soir. Tant pis pour le temps, ce serait trop bête d’être arrêté demain. Je surveille chaque pas de ma jument et scrute le terrain, quatre ou cinq mètres devant afin d’éviter pierres ou trous de lapin. Une tension nerveuse et optique instable en moi, pour la première fois je me sens énervé tendu.

Les jours suivants se passeront sans histoire, je reprends lentement ma vitesse ? ? (10 miles) à l’heure en moyenne. La compétition me reprend ! Il faut que je me batte, même si je ne suis pas le meilleur il faut que je m’affirme, m’impose à tout ces gens qui me regardent sans ? me parler. Il faut que je leur montre qui je suis, il faut que je soie à la hauteur de mon cheval. Je ne suis pas venu ici pour m’amuser. J’ai engagé trop de gens, trop d’argent, je n’ai pas le droit de flancher.

Une grande étape est prévue à KANKAKEE où se trouve le quartier général de la course. Des manifestations et des prix sont prévus et tout le monde se réjouit et à hâte d`y arriver. Les organisateurs de la course eurent auparavant de réelles difficultés financières nous en faisant part lors des « meetings » que Rick animera. La course est compromise et si on arrive à KANKAKEE nous serons sauvés paraît-il. Il y a là-bas des « sponsors » qui reprendrons en charge l’organisation de la course qui s’effrite peu à peu. Certains disent même que la course s’arrêtera à KANKAKEE et cela faussera à mon avis la compétition. Quelques cavaliers menèrent un train d’enfer afin de se classer au mieux puisque la course risque de s’arrêter. Personnellement, moi je n’y croyais pas, j’étais parti pour traverser les états uns, et quoi qu’il arrive je ne reviendrai pas en France avant de l’avais fait. Dans le groupe, les allemands aussi étés décidés à continué quoiqu’il arrive. Mac questionné à ce sujet avait dit qu’il ne reculera pas. J’avais toute confiance en lui, je savais qu’il ne pouvait abandonner, son honneur était en jeu.

C’est un accueil triomphal qui nous fut réservé dans cette ville de moyenne importance de l’Illinois à une certaine de kms au sud de Chicago. Je me souviens de ce Barbecue de poulet qui devait faire plus de trente mètres de long ! Nous resterons trois jours dans ce camp où des gens venaient nous voir, nous photographier, nous parler et même nous demander des autographes. Je dormais sous ma petite tente bleue. Il avait fait beau toute la journée lorsque dans la soirée, le vent déchaina le ciel s’obscurcie et en quelques minutes se fut la nuit. Il se mit à pleuvoir des gouttes énormes. En quelques minutes dans le camp ce fut la panique. Les femmes criaient. Tout le monde courrait dans tout les sens. La Tornade arrivait. On vient me chercher afin de me faire dormir dans un campeur. Les branches des arbres tombaient, le vent faisait un bruit terrible. On m’expliquera par la suite que les tornades sont fréquentes dans la région, font d’énormes dégâts matériels et tient parfois en au portant tout sur ? passage. Je ne peux pas dire que j’ai eu très peur car je ne comprenais pas tout ce qui ce disait. Pour moi c’était un gros orage comme il en arrive parfois en France dans nos montagnes sans plus de danger que l’eau et la foudre. Au bout d’une heure tout sera redevenir calme. La Tornade est passée à coté de nous. Plus de peur que de Mal ! ..

Nous repartons de KANKAKEE avec des promesses de Sponsors. Les problèmes de la course ne sont pas résolus. Nous, n’avons aucune certitude du financement. Un meeting est alors provoqué, les organisateurs ne sont pas là – il y est décidés de partir sans savoir jusqu’où et pour combien de temp. Herb, un type très cowboy avec qui j’ai eu des très bonnes relations tout de suite dès le départ, prend la parole, convoque un autre meeting quelques minutes après que le premier soi fini. Il est rouge de colère, nerveux et jusqu’à ne s’est jamais manifesté. Tout le monde l’écoute, il est pris pour un homme sérieux dans le camp. Il annonce clairement et avec calme le problème, dis que l’on nous a promis beaucoup de choses à condition d’arriver à KANKAKEE, qu’il est de notre devoir de rester ici jusqu’à ce que les promesses se concrétisent. Ici nous sommes dans le fief des organisateurs, beaucoup de personnalités locales sont mouillées dans cette histoire qui commence à se reperdre dans les USA. Autant tout le monde souhaitant notre arrivée, autant les ? souhaitent notre départ afin d’éviter le scandale. Que la course soie arrêter à quelques jours d’ici, qu’importe pour eux dit ils ? Il est approuvé à l’ ?. MAC ABERCROMBIE lève la main comme un enfant à l’école. Herb lui donne la parole. Mac n’a jamais parlé jusqu’ici dans un MEETING. Il parle doucement, un silence religieux se fait parmi les trois cents personnes qui l’entourent. Tout le monde le fixe, l’écoute. Il annonce qu’il à eu des promesses de hautes personnalités, que la course est obligée de partir si l’on veut arriver à la date en Californie. Il dit qu’il donne sa parole que cette course finira comme prévue, et que rester ici ne résoudra pas le problème, au contraire, les frais courent toujours et nous perdrons temps et argent. Il dit clairement que les gens qui ne peuvent lui faire confiance restent que les autres continuent. L’opinion générale est retournée et nous décidons de partir. Trois jours de repos ont remis ma jument dans une forme plus qu’olympique, je ? quelques heures et gagne quelques places dans les jours qui suivent. 

Déjà plus d’un mois que nous sommes partis. Ce martin j’ai décidé de marcher fort, je ne saurais dire pourquoi. Je suis levé très tôt afin de bien la chauffer, et d’être dans les premiers au Vet Check et au départ. Mac est devant moi, je le suivrai toute l’étape. Il est heureux, me sourit fréquemment, nous sommes tous les deux en tête. Seul LLOYD F. LESLIE est devant nous, un COWBOY de 60 ans au visage buriné. C’est un professionnel de la course d’endurance. Il est très connu aux USA et plusieurs fois champion dans différentes épreuves. Il monte une mule forte belle et un cheval. Il est promis dans les meilleurs à l’arrivée. Il est actuellement quatrième au classement général. Aujourd’hui il n’a que son cheval, la mûle a été stoppée. Nous arriverons tous les trois au « stop lunch » (arrêt de midi) une bonne demi-heure avant les autres concurrents. Mac a l’air heureux, un sourire et une tape amicale sur l’épaule me le font dire. Nous repartons tous les trois. Aujourd’hui et pour la première fois, j’ai envie de me surpasser. Wassana me demande sans cesse de partir. Je garde entre Mac et moi une distance courte et régulière. Seul LLOYD et nous à distance, pour nous, qu’importe il n’a qu’un cheval ! A deux miles de la fin de l’étape alors que je me trouve devant MAC, j’aperçois LLOYD dans une ligne droite. Il doit être à 300 mètres devant moi environ. C’est plus fort que moi, je laisse faire Wassana elle allonge sont trop, sans forcer. En me retournant, je me rends compte que Mac ne me suit pas, je me sens un peu gêné, devant LLOYD se rapproche je finirai l’étape à une minute à peine derrière lui. Le soir les chefs de la ville d’Hannibal lui seront remises, c’est une vieille ? américaine. Néanmoins Mac me fera remarquer froidement que je n’aurais pas dû lui donner la chasse. Je risquais « l’accident », c’est trop tôt dira-t-il, ta jument n’est pas prête ! Pas encore prête me rappellera Charlie pendant les quelques jours qui suivirent. Fais attention ! Tu sais ce que tu perds en une journée d’arrêt !

Hannibal Ville du Missouri au bord du Mississippi, nous reçu le jour de l’indépendance, le 4 juillet. Défilés, Manifestations et festivités nous occuperons la première journée. Nous sommes dans un camp au-dessus de la ville. Il n’y a aucuns sanitaires, juste un ? pour 250 chevaux et 300 personnes, nous y resterons 6 jours ! Oui, les ennuis d’organisation continuent. Un comité sera élu par l’ensemble des cavaliers. Ce comité se substituera aux organisateurs initiaux qui n’assument déjà plus leur rôle. Certains font une délégation pour aller voir si l’argent des primes est bien en Banque à Chicago comme promis, 50000$. Après Maints démarches cet argent ne sera disponible qu’à l’Arrivée à Sacramento, Californie comme prévue par le règlement. Il est ? et déjà placé sous la responsabilité de l’ensemble du comité (6 personnes). Seul demeure le problème du financement. Il reste 3 vétérinaires et huit étudiants vétérinaires. Tous ces gens n’ont pas été payé depuis deux semaines et expriment leurs mécontentements. Déjà le Dr NICHOLSON décide de partir, d’abandonner la course et d’en créer une autre. Il emmena avec lui 4 étudiants Vet. CAYRY, son camarade de promotion le suivra par la suite ! Tout se complique pour la GREAT AMERICAN HORSE RACE. Tout le monde se déconnage. Certains cavaliers abandonnent fatigués par les incertitudes d’un aboutissement. Herb viendra me dire Au revoir en me souhaitant bonne chance, me donnant son adresse en me disant à bientôt, persuadé que j’irai le rejoindre dans quelques jours.

Le Dr NICHOLSON organise une course qui partira de ST JOSEPH. Sortes de là et fera exactement le tracée du PONY EXPRESS. Beaucoup de cavaliers sont intéressés. Un laboratoire vétérinaire ? finance ? l’organisation. Pour tout le monde ou presque ҫ? est fini pour notre course, notre groupe va se disloquer, certains regagnerons leur domicile, d’autres continuerons en individuels, les autres ferons la course du Dr NICHOLSON. Nous vivrons dans cet état d’esprit pendant deux jours. Mac est soucieux, il avait donné sa parole mais que faire.

Il ne nous reste qu’un seul Véto, Homer, un homme fort sympathique de 50 ans qui fera beaucoup. Il ne peut suffis. De plus la » Human Society » SPA américaine saisie de nos problèmes vient faire plusieurs contrôles, menaçante, sans résultats, accablants. Les chevaux de notre course ont été utilisés avec soins et entretenus avec beaucoup de science, tel a été le témoignage des inspecteurs. La TV, les radios, et divers journaux locaux relatent nos faits afin de trouver une solution à nos problèmes : l’argent ! Des sponsors sont indispensables pour mener à bien, ce que l’on a appelés dès le départ pompeusement « la plus grande course du monde » et qui croque d’avorter au tiers de son parcourt.

YVA TAYLOR est bien connue dans le milieu des courses d’endurances, rédactrice de beaucoup d’articles et auteur de nombreuses photos dans la presse au USA. Elle tentera en Vair de contacter des gens importants et susceptibles de faire quelque chose pour la GAHR. Elle obtenait d’une importante revue certaines promesses qui par la suite bien que nous donnant de l’espoir n’aboutiront pas.

Le comité décide de réunir un dernier meeting afin d’expliquer et de faire comprendre à chaque cavalier que la course est finie. Le groupe d’Allemands avec leur poney d’Island décide de rejoindre l’autre course et propose d’emmener tout le monde avec eux. Pour beaucoup de cavalier, c’est un échec, ils ne reprendront pas une autre course. Je regarde Mac, à l’autre bout de la salle, je suis obligé de le suivre, Wassana lui appartient, il a ? qu’il ira en Californie. Je ne comprends pas tout ce qui se dit. Il y a des discordes, des discussions à voix forte. Je m’interroge sur l’attitude de Mac qui, dans son coin, écoute, regarde tout le monde et ne dis rien. Quelqu’un le prend à témoin. Il s’avance d’un pas, commence à parler, de sa voix calme et grave. Un silence funeste se fait en quelques secondes dans la salle. Je ne peux me faire traduire ce qui se dit, je ne suis pas le fil du discourt ; L’attitude des gens change soudainement, beaucoup de visages s’éclairent après quelques minutes un honneur d’applaudissement se fait entendre. La situation est retournée. Nous partirons demain. En effet d’après les accords passés avec les organisateurs de la course qui malgré les difficultés financières demeurent propriétaires du nom GAHR, des programmes etc. Ces accords stipulent que la course ne devait pas être stoppée plus de cinq jours ? la compétition était entièrement annulée. Nous partons dans le lendemain pour faire une boucle de 15 miles. Mac proposa de financer l’organisation de la course en attendant les aides promises.

J’étais très malheureux, de ne pouvoir communiquer et comprendre tout ce qui se disait. Je me souviens de l’enthousiasme qui s’empara de moi à la suite de ces décisions. Aussi j’imitais le poulet afin de m’extérioriser, les américains, ces grands enfants me répondirent en gloussant et ce fut ? qu’à la fin de la course que l’on m’appela le « FRENCH CHIQUEN ». Devant les cameras de la TV on me fut faire le cri du coq afin d’en faire profiter 80 millions d’américains ! De plus c’est le coq gaulois qui était de passage aux USA. Très souvent dans le coupe on entendait enfants et adultes « Spik chiquen » en ? l’euphorie générale. Des grands gosses qu’un rien amuse ces américains !

Alors que nous étions arrêtés depuis plus de trois jours dans ce camp d’Hannibal, certains chevaux engorgèrent par manque d’exercice. Les ? inflammatoires avant été arrêtés. Dans une mare voisine je trouvai une magnifique argile grise et compact. ? de sel et de vinaigre j’en fis des emplâtres le soir à Wassana. Le lendemain les vétérinaires venait voir le résultat et reconnurent l’effet. J’avais vu pratiquer cela en France par un gitan avec résultat. En quelques heures tous les cavaliers de défilèrent devant le box de ma jument la mare fut assaillie et quasiment vidé de son argile ! De partant ou venait me poser des questions, chercher afin de faire moi-même le traitement miracle. SMOKKIE me Baptisa le « DOC FRENCHY » à la suite du résultat obtenue sur ses deux chevaux, il me confiera même sa magnifique Cadillac noire ! Mon traitement amusait les vétérinaires qui reconnurent son action provisoire. . Lorsque nous quitterons Hannibal nous emportons tous un grand seau de « MOD » Argile.

Afin de retrapper le temps perdu pendant ces six jours nous ferons 600km environ en ?. Notre équipe s’est amenuisée, les Vétos, NICHOLSON en tête nous ont quittés, certains cavaliers se sont découragés. Il nous reste qu’un seul Vet, Homer, qui fera les contrôles tout seul pendant trois jours. Nous avons la promesse de Branscomb Bruce, Véto d’endurance riding, il doit nous rejoindre dans trois jours.

Nous voici arrivés à KANSAS CITY où nous assisterons un Radio en Nocturne.                                                                                                                                                 

Francis Arnaud avec Wassana 1976


Liste des participants arrivés

Pos.

Dossard

Nom

Nom cheval

Sexe

Race

Age

1

84

Virl Norton

Lord Fauntleroy

Lady Eloise

Étalon

 

Jument

Mule

 

Mule

7

 

5

2

74

Juel Ashley

Hammon's Pride

Granny

Étalon

 

Jument

Arabe

 

Arabe

6

 

7

3

47

Rhonda Utt

Ali Basa

Checuke

Hongre

Hongre

Arabe

Arabe

8

10

4

72

Smokey Killen

Bandit

Shablaze 

Hongre

Hongre

Arabe

Arabe

6

8

5

89

Diane Clagett

Rush Creek Dan

Valentina

Hongre

 

Jument

Arabe

 

Arabe

7

 

7

6

11

Irene Burd

Colty

High Hopes

Hongre

Jument

Quarabe

Anglo-Arabe

6

10

7

41

Roger Justice

Sundance

Spot

Jument

Hongre

Appaloose

Appaloose

6

8

8

88

Sam Garner

Bogam's Dude

Étalon

Arabe

-

9

94

Marian Molthan

Bridgit Heather

Jument

Jument

Connemara

Connemara

14

14

10

64

Eva Taylor

Hugo

Sugar

Étalon

Jument

Mule

Mule

11

8

11

68

Darell Nielsen

Tarsko

Nara

Hongre

Hongre

Arabe

Arabe

6

6

12

54

Mary Wells

Neto Cherlam's River Miss

Hongre

Jument

Arabe

Morgan

8

8

13

104

Johannas Hoyos

Hottur Borkur

Hongre

Hongre

Islandais

Islandais

9

10

14

60

Valerie Briggs

Chuluck

Tiki

Hongre

 

Hongre

Anglo-Arabe

Mustang-Arabe

10

 

10

15

58

Bill Stiff

Lady

Son

Jument

Hongre

Quarab

Arabe

9

8

16

10

Sarah Howell

-

-

Jument

Hongre

Pinto

PS anglais

6

8

17

62

Phil Dietrich

Cas Regalazar

 

Raffe

Hongre

 

 

Hongre

Arabe-Saddlebred

Arabe-Saddlebred

5

 

9

18

21

Hope Lundquist

Pirate Loot Hud

Fadja Mia

Hongre

 

Jument

Albino

 

Arabe

7

 

6

19

46

Maureen Rodes

Olson Minner

Hongre

Jument

Arabe

Anglo-Arabe

16

10

20

51

Rick Bingham

Faraonson Aztec

Étalon

Hongre

Arabe

Arabe

15

15

21

101

Walter Feldmann

Bjornsi Johull

Hongre

Hongre

Islandais

Islandais

10

10

22

91

Billy Council

Caliente Ike Calente Captain

Hongre

Hongre

Appaloose

Appaloose

5

6

23

82

Francis Arnaud

Wassana

Jument

Arabe

12

24

100

Amanda Bandy

Ebtzn

Wild Indian

Étalon

Étalon

Arabe

Mustang espagnole

8

10

25

48

Karen Vilander

Rainbow Kasanna Mist

Hongre

Hongre

Appaloose

Arabe

10

6

26

90

Martha Post

Canidae

 

Burbon

 

Jument

 

Hongre

Poney américain

 Poney américain

-

 

-

27

50

Anne Babbott

The Deacon

Hongre

Mule

-

28

77

Tom Sites

Jose Dante

-

Poney Hackney-Appaloose

9

29

49

Sandy Buss

Lady Sugar Plum

Rocky Squaw I

Jument

 

Hongre

Appaloose

 

Appaloose

6

 

7

30

30

Sally White

Traveler

 

 

-

Hongre

 

 

Étalon

Quarter Horse-PS anglais

Morgane

9

 

 

14

31

73

Harlan Morrow

Skippers Buck

Muffin Jones

Hongre

 Jument

Quarter Horse

Quarter Horse

7

 9

32

03

Norm Monarch

Sadiq

Jur

Hongre

Hongre

Arabe

Arabe

5

5

33

83

Sheldon Lewis

Ibn Fermait Reno's Dunit

-

Hongre

Quarabe

Quarter Horse

15

17

34

103

Ted Allegri

Monte

Hongre

Quarabe

7

35

15

Marlene Wisdom

Fritz

 

Narabi

Jument

 

Hongre

Quarter Horse

Arabe

8

 

9

36

25

Spook Goodwater

Younah Grand Rey

Jument

Étalon

Arabe

Arabe

7

12

37

13

Richard Gainsforth

Ibn Lotham Easter

Hongre

Jument

Arabe

Standardbred

9

9

38

-

-

-

-

-

-

39

33

Therese Muller

-

Jument

Quarter Horse

15

40

93

Claude Aichele

Snalse Pepper

Hongre

Hongre

 

Pinto

Appaloose

15

10

41

44

Carla Wolfe

Relicaris

Étalon

Paso Fino

13

42

17

Sharon Francis

Playboy's Bunny

Jument

Palomino

6

43

79

Helen Hendrisken

Fancy That Moon Dust

Jument

Jument

Arabe

Arabe

-

-

44

06

Deb Geiger

Canad Gigi

 

Blazer Ferlonn

Jument

 

Jument

Palomino-Arabe

Standardbred-Arabe

5

 

-

45

09

Mike Harter

Shawnee Heroko Jewels Twanda

Hongre

 

Jument

Appaloose

 

Appaloose

6

 

9

46

14

Marian Stewart

-

Hongre

Arabe

-

47

87

Audry Parker

Red Eagle Warsaw Thunder

Hongre

 

Hongre

Appaloose

 

Anglo-Arabe

13

 

6

48

20

Cal Paulette

Tinky Cat Bursage

Étalon

Hongre

Quarter Horse

Arabe

6

10

49

95

Marcy Matsukas

Killer

 

Kenny's Gimini

Hongre

 

Hongre

Quarter H.-PS anglais

Arabe-Saddlebred

8

 

8

50

52

Dan Daley

Scisor Snow Cloud

Hongre

Appaloose

12

51

99

Mac Abercrombie

Royal Galaxy

F.H. Crutela

Étalon

 

Jument

Arabe

 

Arabe

-

 

-

52

22

Ginny Gerhardt

Bullwinkle

-

Hongre

Étalon

Appaloose

Appaloose

8

-

53

32

Bill Gerhardt

Nantaska Cameo

Jument

Jument

Appaloose

Appaloose

6

6

54

37

Joyce Bough

Red Man Night Hawk

Hongre

Hongre

Appaloose

Appaloose

16

16